4 longs-métrages furent projetés lors de cette édition 2011, du 29 septembre au 4 octobre, à 20h, à la Filmothèque du Quartier Latin.


A ciel ouvert

A ciel ouvert

d’Inès Compan

Sur les hauts plateaux du Nord-Ouest argentin, les populations indigènes Kollas sont en lutte. La communauté de Cerro Negro cherche à attirer l’attention du gouvernement argentin pour que la construction de son école, débutée il y a quinze ans, soit enfin achevée. Dans un village proche, la population est confrontée à la réactivation de son ancienne mine par une multinationale canadienne, avec pour objectif de devenir l’une des plus grosses mines d’argent à ciel ouvert du monde ! Deux histoires parallèles qui nous plongent dans un territoire grandiose et malmené, théâtre de conflits faisant résonner de nombreux mythes…

La projection fut suivie d’un débat en présence de Mireille Dassé, responsable de la campagne Dignité au sein d’Amnesty France, et Jacques Viers, responsable de la commission Entreprises au sein d’Amnesty France.

Durée : 94 min
Pays : France
Année de réalisation : 2010


Cameroun, sortir du Nkuta

Cameroun, sortir du Nkuta

de Jonathan Millet et Loïc H. Rechi

L’homosexualité au Cameroun est passible de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement. La société camerounaise est-elle pour autant homophobe ? Les libertés individuelles ne signifient-elles rien dans cette société ? À travers les parcours de trois homosexuels et d’une avocate, Alice Nkom, le Cameroun se dévoile pour nous laisser apercevoir les restes d’une influence coloniale sur une tradition communautaire encore bien présente. Plus qu’un jugement de valeur, ce film cherche à mieux comprendre cette société apparemment homophobe.

La projection fut suivie d’un débat avec Mathilde Chevalier (commission LGBT au sein d’Amnesty France), Thomas Fouquet-Lapar (président de l’ARDHIS) et Stephane Maliedji (militant LGBT au Cameroun). Le débat fut animé par Dorothée Delaunay (commission LGBT au sein d’Amnesty France).

Durée : 52 min
Pays : France
Année de réalisation : 2009


Liberté

Liberté

de Tony Gatlif

Lorsque les multinationales veulent expulser les habitants du district pauvre Boeung kak de Phnom Penh pour des projets immobiliers, tous les coups sont permis, même les pires. Mais la résistance s’organise… Un film sans concession tourné au plus près des habitants de la capitale cambodgienne.

Théodore, vétérinaire et maire d’un village situé en zone occupée pendant la seconde guerre mondiale, a recueilli P’tit Claude, neuf ans, dont les parents ont disparu depuis le début de la guerre. Mademoiselle Lundi, l’institutrice fait la connaissance des Tsiganes qui se sont installés à quelques pas de là. Elle s’arrange, avec l’aide de Théodore, pour que les enfants Tsiganes soient scolarisés. Mais les contrôles d’identité imposés par le régime de Vichy se multiplient et les Tsiganes, peuple nomade, n’ont plus le droit de circuler librement : Théodore cède alors un de ses terrains aux bohémiens, désormais sédentarisés. Mais la joie et l’insouciance sont de courte durée : la pression de la police de Vichy et de la Gestapo s’intensifie et le danger menace à chaque instant. Comme ils l’ont toujours fait depuis des siècles, les Tsiganes devront reprendre la route…

La projection fut suivie d’un débat en présence de Philippe Goossens (spécialiste de la cause des Roms) et Jeanine Thoral de la commission Discriminations au sein d’Amnesty France.

Avec : Marc Lavoine, Marie-Josée Croze et James Thiérrée
Durée : 105 min

Pays : France
Année de réalisation : 2010


Fragments d’une révolution

Fragments d'une révolution

d’un collectif anonyme

Iran, 12 juin 2009. Dénonçant une « fraude massive » aux élections présidentielles, des centaines de milliers d’Iraniens descendent dans la rue pour exprimer leur mécontentement. Alors que les journalistes locaux ont été muselés et les journalistes étrangers expulsés du pays, ces affrontements violents ont été visibles dans le monde entier grâce aux images amateurs filmées par des manifestants anonymes.
Pendant un an, les Iraniens de l’étranger ont suivi la « révolution verte » à travers Internet. Entre les images anonymes amateurs et les images du pouvoir, les réflexions, les sentiments échangés par mails et les discours officiels, ils ont essayé de constituer, à distance, leur propre récit des événements.
Ce film raconte l’une de ces histoires.

La projection fut suivie d’un débat en présence de Ebrahim Mehtari, dissident iranien, et Thierry Coville, chercheur spécialiste de l’Iran à l’IRIS (Institut de recherche internationale et stratégique).

Durée : 57 min
Pays : Iran, France
Année de réalisation : 2010