7 longs-métrages furent projetés lors de cette édition 2012, du 7 au 13 novembre, à 20h, au Saint-André des Arts.


Rebelle

Rebelle

de Kim Nguyen

Komona, jeune fille, raconte à l’enfant qui grandit dans son ventre l’histoire de sa vie dans l’armée des guerriers rebelles d’un pays d’Afrique Centrale. Le seul qui l’aide et l’écoute est le Magicien, un garçon de 15 ans qui veut l’épouser. Au fil des mois passés ensemble, Komona et Le Magicien tombent amoureux et s’évadent pour vivre leur amour et trouver la voie de la résilience. Rebelle est une fable sur l’Afrique subsaharienne du 21e siècle, une histoire d’amour entre deux jeunes âmes prises au milieu d’un monde de violence, de beauté et de magie.

Mercredi 7 novembre 2012, 20h au Saint-André des Arts

Avant-première

Soirée d’ouverture du Festival. La projection fut suivie d’un débat avec le public en présence de Lionel Quille, de la commission enfants au sein d’Amnesty France.

Avec : Rachel Mwanza, Alain Lino Mic Eli Bastien, Serge Kanyinda et Mizinga Mwinga
Durée : 90 min

Pays : Canada
Année de réalisation : 2012
Production : Pierre Even et Marie-Claude Poulin – Item 7, Coproduction : Kim Nguyen – Studio Shen


Ceuta, douce prison

Ceuta, douce prison

de Jonathan Millet et Loïc H. Rechi

Camer­ounais, Soma­lien et Indien, ils ont tout quitté pour ten­ter leur chance en Europe mais se retrou­vent enfer­més dans une prison à ciel ouvert, l’enclave espag­nole de Ceuta, au Nord du Maroc. Un film fort et hypnotique sur la condition des migrants victimes de l’Europe forteresse.

Jeudi 8 novembre 2012, 20h au Saint-André des Arts

Avant-première mondiale

La projection fut suivie d’un débat en présence des réalisateurs, d’un personnage du film qui a réussi à quitter Ceuta, et de Patrick Delouvin, spécialiste des migrants chez Amnesty France.

Durée : 90 min
Pays : France
Année de réalisation : 2012
Production : Zaradoc


Même un oiseau a besoin de son nid

Même un oiseau a besoin de son nid

de Christine Chansou et Vincent Trintignant-Corneau

Lorsque les multinationales veulent expulser les habitants du district pauvre Boeung kak de Phnom Penh pour des projets immobiliers, tous les coups sont permis, même les pires. Mais la résistance s’organise… Un film sans concession tourné au plus près des habitants de la capitale cambodgienne.

Samedi 10 novembre 2012, 20h au Saint-André des Arts

Avant-première

La projection fut suivie d’un débat en présence des réalisateurs.

Durée : 70 min
Pays : France
Année de réalisation : 2012
Production : Divali Films


Los Herederos

Los Herederos

d’Eugenio Polgovsky

Dans les campagnes mexicaines, la pauvreté se transmet le plus souvent par héritage. De génération en génération, les jeunes reproduisent les gestes des anciens dans un même combat pour survivre. Un enfant joue, rit, blague. Et celui que l’adulte fait travailler… aussi ! Avec Los Herederos (Les Enfants héritiers), le mexicain Eugenio Polgovsky interroge notre rapport à l’héritage : que laissons-nous à nos enfants ? Quelle éducation leur transmettons nous ? Et si l’héritage le plus commun n’était finalement pas la pauvreté ? Los Herederos est un documentaire atypique et saisissant, un film poignant et précieux. Le réalisateur met de côté tout misérabilisme pour faire place à la grâce et l’émotion. À travers une remarquable habileté à suivre ces enfants, courant sur un sentier sinueux de montagne, Polgovsky nous propose à la fois un constat alarmant de l’urgence de la situation et une fable lumineuse.

Samedi 10 novembre 2012, 22h au Saint-André des Arts

La projection fut suivie d’un débat avec le public en présence du distributeur, et d’intervenants spécialistes du travail des enfants.

Durée : 78 min
Pays : Mexique
Année de réalisation : 2008
Production : Camille Tauss pour Tecolote Films


La Parade

La Parade

de Srđan Dragojević

En voulant sauver son pitbull chéri et contenter sa fiancée capricieuse, Lemon, parrain des gangsters de Belgrade, se voit obliger d’assurer la sécurité de la première Gay Pride de Serbie. Pour l’aider dans cette mission impossible, il part à la recherche d’anciens mercenaires. Serbes, musulmans, bosniaques, albanais du Kosovo et combattants croates se retrouvent aux côtés des militants homosexuels. Comment cet équipage hétéroclite qui n’aurait jamais dû se rencontrer va-t-il arriver à transcender les frontières et leurs différences ?
Par cette comédie déjantée, Dragojević nous montre que l’on peut parler de droits humains sans se prendre au sérieux !

Dimanche 11 novembre 2012, 20h au Saint-André des Arts

Avant-première

La projection fut suivie d’un débat avec le public en présence de Mathilde Chevalier et Dorothée Delaunay, spécialistes des thématiques LGBT au sein d’Amnesty France, et Nicolas Gougain, porte-parole de l’Inter-LGBT.

Avec : Nikola Kojo, Miloš Samolov, Hristina Popović et Goran Jevtić
Durée : 115 min

Pays : Serbie, Croatie
Année de réalisation : 2011
Production : Sophie Dulac


Into the Abyss

Into the Abyss

de Werner Herzog

En 2001, dans une petite ville texane, deux hommes d’à peine 19 ans, tout à leur dessein de voler une voiture, abattent une mère, son fils et son ami. Vite écroués, les criminels sont condamnés respectivement à la perpétuité et à la peine capitale. En 2010, le cinéaste Werner Herzog interviewe celui qui se trouve dans le couloir de la mort, peu avant son exécution. S’esquisse alors une mosaïque d’entretiens, menant Herzog des enquêteurs, aux familles des victimes et des criminels, en passant par un ancien bourreau. Non pour juger mais pour essayer de comprendre. Au-delà du fait divers, Herzog nous entraine dans une enquête sur l’Amérique et les profondeurs de l’âme humaine.

Lundi 12 novembre 2012, 20h au Saint-André des Arts

La projection fut suivie d’un débat avec le public en présence de Anne Denis, spécialiste de la peine de mort au sein d’Amnesty France, Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty France, et Mathieu Palin (journaliste et critique ciné ayant écrit sur Herzog).

Durée : 135 min
Pays : Canada, Allemagne
Année de réalisation : 2012
Production : Creative Differences Productions, Skellig Rock


Cinq caméras brisées

Cinq caméras brisées

de Guy Davidi et Emad Burnat

Emad, paysan, vit à Bil’in en Cisjordanie. Il y a cinq ans, au milieu du village, Israël a élevé un « mur de séparation » qui exproprie les 1700 habitants de la moitié de leurs terres, pour « protéger » la colonie juive de Modi’in Illit, prévue pour 150 000 résidents. Les villageois de Bil’in s’engagent dès lors dans une lutte non-violente pour obtenir le droit de rester propriétaires de leurs terres, et de co-exister pacifiquement avec les Israéliens. Dès le début de ce conflit, et pendant cinq ans, Emad filme les actions entreprises par les habitants de Bil’in. Avec sa caméra, achetée lors de la naissance de son quatrième enfant, il établit la chronique intime de la vie d’un village en ébullition, dressant le portrait des siens, famille et amis, tels qu’ils sont affectés par ce conflit sans fin.

Mardi 13 novembre 2012, 20h au Saint-André des Arts

Avant-première

La projection fut suivie de la cérémonie de clôture du Festival, durant laquelle a eu lieu la remise des prix.

Durée : 92 min
Pays : Palestine, Israël, France
Année de réalisation : 2011
Production : Alegria – Guy DVD Films – Burnat Films Palestine