Les membres du Jury ont décerné des prix à deux des courts-métrages en compétition : le Grand Prix du Jury et le Prix Spécial des Droits Humains, qui furent remis lors de la soirée de clôture du Festival, le 10 novembre 2015, au Cinéma Le Reflet Médicis.


Cécile Allegra, Présidente du Jury

Journaliste, réalisatrice, Prix Albert Londres

Cécile Allegra

Cécile Allegra, née à Rome, est grand reporter (France-Télévision, Arte, Canal+), spécifiquement sur la condition humaine, les théâtres de guerre, la mafia, le travail des enfants. Plusieurs fois primée pour son talent, elle obtient en 2015 le Prix Albert Londres (avec Delphine Deloget) pour Voyage en barbarie sur les migrants érythréens.


Jean-Etienne de Linares

Délégué général de l’ACAT

Jean-Etienne de Linares

Jean-Etienne de Linares est Délégué général de l’ONG ACAT (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture) depuis 2000. Outre ses fonctions administratives, il est spécialiste des questions relatives à la torture. À ce titre, il a écrit notamment des études relatives à la question de la “bombe à retardement”, à celle des rapports entre les médias et la torture, et au développement de la torture psychologique.


Luc Decaster

Réalisateur

Luc Decaster

Lutte ouvrière, grève de personnes sans papiers, Luc Decaster fait des films en lien avec les luttes sociales dans lesquelles il s’implique. Il s’engage tout autant dans les sujets qu’il traite que dans sa manière de filmer. Après avoir réalisé des films qui sont passés à la télévision, face au formatage de plus en plus contraignant, c’est vers le cinéma qu’il s’est tourné, avec le grand écran et la possibilité de rencontres avec le public.


Geneviève Garrigos

Présidente d’Amnesty International France

Geneviève Garrigos

Présidente d’Amnesty International France (AIF) depuis 2008, Geneviève Garrigos, née en Algérie, a grandi en Argentine où elle a été très tôt sensibilisée aux droits humains. En 2002, elle rejoint l’équipe « Protection des défenseurs des droits humains sud-américains » et devient en 2006 responsable de la région Amériques. Elle fait connaître les combats d’AI auprès des médias et du public lors de manifestations militantes. Elle est la représentante d’AIF à la CNCDH et Vice-présidente de la sous-commission « Questions européennes et internationales ». Diplômée d’HEC, elle détient un doctorat en Pharmacie. Elle est Directeur de communication Europe au sein d’un groupe japonais.


Sylvain Pattieu

Maître de conférences, écrivain

Sylvain Pattieu

 

Sylvain Pattieu est Maître de conférence en Histoire contemporaine à l’université Paris 8. Également romancier, il est l’auteur de quatre ouvrages, dont Le Bonheur pauvre rengaine ou Beauté Parade, qui questionnent le rapport des individus à leur environnement social.


Yolande Zauberman

Réalisatrice

Yolande Zauberman

Née à Paris, Yolande Zauberman découvre le cinéma auprès d’Amos Gitaï, avant de se lancer dans la réalisation de documentaires engagés, dont Classified People sur l’Apartheid en Afrique du Sud et Caste Criminelle, sur l’Inde, sélectionné au Festival de Cannes. En 1993, son premier long-métrage de fiction, Moi Ivan, Toi Abraham, reçoit le Prix de la Jeunesse au Festival de Cannes. Depuis lors, Yolande Zauberman oscille entre documentaires, fictions, et recherches plus expérimentales. Son dernier film à être sorti en salles, Would you have sex with an arab?, interroge avec humour et justesse les relations entre Juifs et Arabes en Israël.

 


Raif Badawi, Membre d’honneur

Ecrivain, blogueur

Raif Badawi

Raif Badawi est un écrivain et blogueur saoudien, créateur en 2008 du site « Free Saudi Liberals » sur lequel il militait notamment pour l’égalité entre citoyens, quelle que soit leur religion. Accusé d’apostasie et d’insulte à l’islam, il est emprisonné depuis juin 2012. Il a été condamné à 10 années de prison et 1 000 coups de fouet. Depuis son arrestation, Amnesty International se mobilise pour sa libération et l’arrêt des flagellations. Plus d’un million de signatures ont notamment été collectées en quelques semaines en janvier 2015, suite à l’application de la sentence de flagellation le 9 janvier 2015. Le tollé international provoqué par cet acte inhumain a permis de suspendre, jusqu’à ce jour, les séances de flagellation publique. Elles peuvent reprendre à tout moment, infligeant à Raif Badawi une véritable torture psychologique. En juin 2015, la Cour suprême a confirmé sa condamnation. Seul le roi peut désormais annuler sa condamnation.