Pour la quatrième année consécutive, ce jury a décerné le Prix du Jury de Blogueurs à un des courts-métrages en compétition. Le Prix fut remis lors de la soirée de clôture du Festival, le 10 novembre 2015, au Cinéma Le Reflet Médicis.


Sébastien Benedict

Ce qui nous regarde

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 @SebbenBenedict

Sébastien Benedict

Deux passions animent sa vie, toutes deux dévorantes : le cinéma et l’écriture. Le cinéma, il est tombé dedans petit ; quant à l’écriture, elle s’est peu à peu insinuée en lui, d’abord par le biais de la littérature. Ce qui lui vaut d’être aujourd’hui prof de lettres. Etre critique est pour lui une seconde nature plutôt qu’un métier. C’est en découvrant les Cahiers du cinéma à l’adolescence que le cinéma est devenu pour lui indissociable de la critique. Il a écrit dans cette revue quelques années, s’y retrouvant dans un nous assumé, un collectif militant pour une certaine idée du cinéma. Puis l’arrivée des blogs lui a permis de trouver un espace d’expression plus personnel.

Son blog est donc exclusivement dédié au cinéma, et lui sert en quelque sorte d’atelier d’écriture, où il essaie de conjuguer la critique avec un mode d’expression disons, plus littéraire que lorsqu’il écris pour des publications « professionnelles » (Les Cahiers du cinéma hier, Chronic’art aujourd’hui). Il a choisi de l’appeler Ce qui nous regarde en hommage au titre d’un livre pour lui très important du critique Georges Didi-Huberman (Ce que nous voyons, ce qui nous regarde), attendu que nous sommes autant regardés par les films que nous les voyons. D’autre part, il semble ainsi qu’il soit toujours attaché à dire « nous » plutôt que « je ». Manière sans doute de se dire qu’il appartient toujours à un peuple, celui de la seule nation qui vaille à ses yeux, le seul véritable pays des droits de l’homme : le cinéma.


Claire Demoulin

Le Passeur Critique

hwww.lepasseurcritique.com
 Le passeur critique
 @passeurcritique

Claire Demoulin

Doctorante en études cinématographiques à l’université de Paris 8, elle a toujours placé les films au centre de ses intérêts personnels comme de ses investissements professionnels. Déjà à SciencePo Rennes lors des missions à l’étranger, elle se retrouvait toujours en charge du cinéclub, qu’il s’agisse de la Fondation Konrad Adenauer à Dakar ou l’école de Chintsa en Afrique du Sud. Puis elle a découvert l’industrie cinématographique lors de ses stages longs et premiers emplois (Festival du cinéma américain de Deauville, Festival du film de Sarlat, Pavillon des cinémas du monde au Festival de Cannes, French Film Festival en Australie, …). C’est en tant que jury jeune pour Paris Cinéma Festival qu’elle a eu la chance de rencontrer Cyrille Falisse, rédacteur en chef du Passeur Critique, qui a accepté de l’intégrer à son équipe il y a deux ans. Elle est depuis enchantée d’appartenir à cette belle petite famille de cinéphiles passionnés, et qui le sont en toute simplicité.

Le Passeur Critique, expression empruntée au critique de cinéma Serge Daney (1944-1992), est un site de critiques de cinéma et de réflexions sur le 7ème art. A travers ces tribunes notre volonté est justement de construire un pont entre le spectateur et l’œuvre de cinéma en cherchant à la décrypter et à la rendre plus accessible. Nous voulons surtout que le spectateur puisse faire son choix parmi le dédale des œuvres cinématographiques, nous l’y aidons et cela en toute indépendance.


Frédérique Gosnik

Les nuits du chasseur de films

lesnuitsduchasseurdefilms.com
Les nuits du chasseur de films
 @FredMJG

Frédérique Gosnik

Cinéphage obsessionnelle ayant été nourrie dès le berceau à Laurel & Hardy et à Félix le Chat, ayant désormais allègrement dépassé le demi-siècle, elle a eu la chance de naître à Casablanca, du temps où il y avait de magnifiques cinémas — de là son amour des balcons du Max Linder ou du Louxor — et où les interdictions à la jeunesse n’existaient pas. Quel que soit le film. Ses goûts la portent moins sur le cinéma franco-américain que sur les oeuvres asiatiques ou d’Amérique latine. Même si elle ne répugne pas à découvrir des raretés sur DVD ou en VOD, le grand écran demeure pour elle la meilleure des manières d’apprécier une oeuvre, aussi intimiste soit-elle. Elle vit à Paris, ville des cinéphiles enragés et mesure pleinement sa chance. Par ailleurs dans la réalité, elle est rédactrice-graphiste presse. Enfin, elle est en expectative. Une bonne raison de ne cesser de faire le plein de cinéma.

Souscrivant totalement à la profession de foi de Samuel Fuller : « A film is like a battleground. Love, hate, action, violence and death. In one word, emotion », Les nuits du chasseur de films a été créé en 2008 après une longue gestation (avec un changement de titre et de plateforme en 2010) et pas mal d’atermoiements. L’ambition (démesurée) était de coucher sur la toile mes impressions sur tous les films vus, tous les livres vus, toutes les expositions admirées. Loin s’en faut. Création d’une blogueuse (très) inconstante qui préfèrera toujours à l’acte d’écrire la position de spectatrice, il s’étiole parfois pour mieux renaître. Je préfère quelques lecteurs très fidèles à une audience démesurée avec laquelle je ne communiquerais jamais.


Anna Marmiesse

Accréds

www.accreds.fr
Accréds
 @lucyinthesky4

Anna Marmiesse

Après des études de philo et de cinéma à Bordeaux, Anna a intégré en 2011 la Fémis, dans la section distribution/exploitation. Depuis elle travaille en freelance comme lectrice de scénarios et journaliste cinéma. Elle écrit des critiques de films sur son blog Goin’ to the movies et sur Accréds, site spécialisé dans les festivals de cinéma. Elle rêve de devenir scénariste et prépare actuellement son premier court-métrage, qui devrait être tourné au printemps prochain.

Accréds est le seul webzine francophone entièrement consacré à l’actualité des festivals de cinéma. Plus de 600 articles ont été mis en ligne depuis septembre 2011 et la création du site par Christophe Beney, Hendy Bicaise et Nathan Reneaud. Cannes, Venise, Berlin, Busan, La Roche-sur-Yon, Les 3 Continents, Belfort, Brive, etc. : plus d’une vingtaine de festivals couverts chaque année.


Gaël Martin

Cinématraque

www.cinematraque.com
Cinematraque
@cinematraque

Gaël Martin

Après un parcours scolaire chaotique et pas mal de soirées vidéo, il se réfugie à l’université pour y faire grève et bouffer du film. Il s’y passionne pour la critique et l’écriture de scénario. Depuis, il s’efforce de trouver du boulot là où il est question de ciné. Après La Cinémathèque Française et UniversCiné et des collaborations aux Fiches du Cinéma et CineHeroes, il prit goût à l’ivresse du pouvoir, en 2012, en co-fondant Cinématraque. Conçu comme un hydre de l’écriture critique, Cinématraque est une création de Jean-Baptiste Morel (Rue89), Thomas Fouet (Fiches du Cinéma), Jeremy Sahel (Enfin Bref Production) et Gaël Martin. Si l’un tombe : un autre sort de l’ombre à sa place.

Cannes 2012, Jean-Baptiste Morel présente Jérémy Sahel à Gaël Martin. Dans la queue d’une des nombreuses files d’attentes ils mettent en commun leurs envies de remuer un peu le paysage de la critique française. Une fois à Paris, cette idée prend corps avec l’appui de Thomas Fouet qui souhaitait lui aussi créer une revue web. Après un brain storming, et avoir bu pas mal d’alcool vietnamien à base de Cobra Royal, Cinématraque est créé. La sauce commence à prendre lorsque Cinématraque est récompensé par les Golden Blog Award dans la catégorie cinéma. Distinction modeste, mais cela impose définitivement le site dans la blogosphère. Progressivement, leur volonté d’associer un travail critique sérieux avec un ton décalé les fait connaitre du grand public, pas forcement cinéphile. Depuis Cinématraque a été cité par Mediapart, Rue89, Variety US, France Inter et les rédacteurs ont été chroniqueurs réguliers au Cercle sur Canal +. Les rédacteurs sont, comme les créateurs, bénévoles et viennent de la France entière, et aujourd’hui du Québec et des Etats-Unis. La fréquentation du site est honorable variant entre 100 000 et 40 000 visiteurs uniques par mois.