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À Deauville, un festival du cinéma américain sans Américains

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Il s’agit du “premier festival important depuis le Covid”, mais à trois exceptions près, “les Américains ne seront pas là” étant donné la fermeture des frontières. Outre la production américaine, Deauville propose aussi cette année des films qui auraient dû être projetés à Cannes et à Annecy.

“Une ville, des plages, un paysage ? Non, ça n’est pas Cannes, c’est Deauville”. Deauville qui se met à l’heure de la Croisette ansi que l’explique Thierry Frémaux, le délégué du festival de Cannes. “Avec le président Pierre Lescure et les équipes de Cannes, nous sommes très heureux de l’hospitalité qui nous est offerte pour projeter les films de la Sélection officielle sur les planches de Deauville”. Une sélection de dix films est proposée au public de Deauville sur les soixante-douze qui étaient inscrits au programme sur la croisette :

ADN de Maï­wenn
AMMONITE de Fran­cis Lee
DES HOMMES de Lucas Bel­vaux
LES DEUX ALFRED de Bru­no Poda­ly­dès
A GOOD MAN de Marie-Cas­tille Men­tion-Schaar
LAST WORDS de Jona­than Nos­si­ter
PENINSULA de Yeon Sang-ho
ROUGE de Farid Ben­tou­mi
SLALOM de Char­lène Favier
TEDDY de Ludo­vic & Zoran Bou­kher­ma

Le festival du film d’animation d’Annecy est aussi hébergé à Deauville “avec un pro­gramme jeu­nesse de trois films, afin de retrou­ver la joie de pro­jec­tions sur grand écran, en public”, explique le site du festival deauvillais. Un pass spécial Annecy donne accès à trois film d’animation qui devaient normalement être vus au bord du lac.

L’Amérique en 2020

Le coeur du festival reste cependant la compétition  : quinze films américains ont été sélectionnés dont huit long-métrages réalisés par des femmes. La sélection réunit “beaucoup de films sur l’émancipation féminine”, explique
Bruno Barde. “Y a pas beaucoup de films où on rigole. Y en a un ou deux -“Shiva baby” (de Ella Seligman, ndlr) et le film de Miranda July – où des choses graves sont traitées avec un ton un peu léger”.

À quelques exceptions près, les équipes des films en compétition ne peuvent pas se rendre sur les planches. Tout juste seront-elles parfois représentées. L’Américain Jonathan Nossiter (“Mondovino”) viendra par exemple d’Italie, où il vit, présenter avec la britannique Charlotte Rampling “Last words”, “l’histoire étonnante de la fin du monde, vécue de manière tendre et joyeuse”, selon le dossier de presse. Le film fait à la fois partie de la sélection cannoise

présentée à Deauville et de la compétition normande.

Cette édition hors norme sera aussi marquée par l’hommage rendu au légendaire acteur Kirk Douglas. 

 

En mémoire de Kirk Douglas (1916-2020), ici le 10 septembre 1978, sur les planches de Deauville pour la 4e édition du Festival.

©ParisMatchArchive

Publiée par Festival du Cinéma Américain de Deauville sur Jeudi 6 février 2020

Cette année, le jury est présidé par Vanessa Paradis. Quelques figures du cinéma sont aussi annoncées sur le tapis rouge comme Catherine Frot, Maïwenn, Benoît Poelvoorde, Louis Garrel, Pio Marmaï, Lucas Belvaux, Bruno Podalydès, Vincent Lacoste, Noémie Merlant, ou Luana Bajrami.

Les organisateurs du festival qui attire habituellement quelque 60.000 personnes s’attendent à une baisse de 30% de la fréquentation, correspondant à la réduction de capacité des salles pour raison sanitaire. Et le public devra obligatoirement porter un masque…





Source France 3

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