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avec “Filme l’avenir”, les jeunes des quartiers font entendre leurs voix après la crise sanitaire

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Pendant deux jours, “Les Ami(e)s du Comedy Club”, association de Jamel Debbouze, posent leurs valises à Nantes. Ils y accompagnent des jeunes de quartiers populaires dans la réalisation d’un film de 90 secondes. Au centre de ces courts-métrages, une thématique : le “monde d’après”.

Ce samedi 25 juillet, les cerveaux sont en ébullition dans les locaux du Palace, à Nantes. L’espace, généralement occupé par des start-ups locales, s’est transformé en plateau de tournage, le temps d’un week-end.

Au rez-de-chaussée, une dizaine de jeunes se creuse la tête sur sa mise en scène. Melissa 16 ans et Melvin 13 ans, frère et soeur, interprètent les rôles principaux : une actrice et un réalisateur. “C’est ma première expérience, explique Mélissa, mais ça fait un moment que je veux faire du cinéma. Au début j’étais un peu stressée. Après quelques prises, je suis à l’aise.”

Comme Mélissa et Marvin, des dizaines de jeunes issus de quartiers populaires ont été sélectionnés à travers toute la France pour participer à “Filme l’avenir”. Nantes est la première étape d’une tournée dans 12 villes différentes durant tout l’été.

Une idée née du confinement

Organisée par Les Ami(e)s du Comedy Club, l’association de Jamel Debbouze, l’opération est menée conjointement avec des associations locales dans chacune des villes. À Nantes, c’est Couleur Résilience qui a choisi la vingtaine de jeunes participants.

“L’idée de la tournée est née pendant le confinement, raconte Chabname Zariab, chargée de la coordination de “Filme l’avenir”, on s’est dit, après cette étape, qu’est ce qu’on tire comme leçons et comment on exprime cela ?”

 Au cours de ces deux journées d’initiation, les cinéastes en herbe sont encadrés par des réalisateurs professionnels, une façon de transmettre les savoirs.

 

“Nous voulons permettre aux jeunes de s’accomplir artistiquement, leur montrer qu’il y a d’autres manières de réussir dans la vie.”

Chabname Zariab

Initiation à la dramaturgie, écriture du scénario, découpage, tournage, montage : les deux jours d’apprentissage sont particulièrement intenses. À la fin, il doit en ressortir un court-métrage de 90 secondes maximum sur la thématique du “monde d’après”.

Une fois le scénario écrit, les fonctions sont réparties en fonction des affinités de chacun. Léo est premier assistant du réalisateur. Avec son groupe, ils ont décidé d’aborder les relations amoureuses post-Covid. “Notre film parlera du port du masque, comment il rend les expressions du visage moins visibles et donc, comment il peut nous duper”.

Steve Achiepo, réalisateur professionnel, encadre le groupe. “Eux ont déjà un peu d’expérience alors ça roule tout seul. Les novices ont besoin d’un peu plus d’encadrement. Parfois, il y a aussi des personnalités plus compliqués à gérer.”

Premiers pas dans le cinéma

Pour Mélissa, Melvin, et les autres membres de leur groupe, le “monde d’après”, c’est l’évolution des mentalités à l’égard des femmes. Dans leur scénario, un réalisateur s’en prend à l’une de ses actrices durant un tournage, ne la trouvant pas assez “séductrice”. Avant de se rendre compte qu’il est allé trop loin.

À la caméra, ou plutôt à l’iPhone, Thomas, 28 ans. Habitué à tourner des clips ou des films d’entreprises, il fait ses premiers pas dans le cinéma. “Quand il y a une histoire à raconter, c’est complètement différent. Ce qui est intéressant, c’est qu’on peut se débrouiller avec très peu de moyens”. Ici, pas de micro sophistiqué ni d’éclairage, mais un simple téléphone portable et quelques applications.

“Ce que j’ai retenu de ces deux jours, c’est que tout le monde peut prendre une caméra et faire un film.”

Thomas, 28 ans

 Ces deux jours auront fait naître des vocations chez certains, ou les auront confirmées pour d’autres. Après l’initiation, les plus passionnés et les plus aguerris pourront prendre part au concours national “Filme l’avenir”, qui sera lancé dans quelques semaines.



Source France 3

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