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boom sur les inscriptions dans les bibliothèques après la mise en place de la gratuité

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C’était une promesse du maire (LR) Arnaud Robinet, les abonnements dans les bibliothèques et médiathèques de la ville sont gratuits. La décision annoncée le 25 mai, devait se prolonger jusqu’au 1er septembre. Après un vote en conseil municipal, le 6 juillet prochain, la mesure sera pérennisée.

 

Jusqu’à ces dernières semaines, la ville de Reims, dans la Marne, comptait 25.307 abonnés dans ces médiathèques et bibliothèques. Mais depuis l’annonce de la gratuité, les inscriptions ont déjà bondi à 26.000. Jusqu’à présent, Rémois et habitants du Grand Reims devaient s’acquitter d’une somme de douze euros, lors de la prise de leur abonnement annuel. Un tarif de six euros s’appliquait aux 18-25 ans. Pour les moins de 18 ans et plus de 65 ans, la gratuité était déjà la règle. Ceux qui n’habitaient pas l’agglomération devaient régler vingt-huit euros.

Gratuit pour tous et pour toujours

La Covid 19 a précipité les choses. Dès le 25 mai dernier, lors de la mise en place d’un biblio drive, de nouveaux lecteurs se sont manifestés. Besoin d’évasion avec des romans, nécessité de penser à autre chose… on a emprunté de nombreux documents. Les parents contraints de faire l’école à la maison, ont aussi eu besoin de manuels scolaires pour accompagner leurs enfants.
Désormais, on pourra s’inscrire sur place ou sur internet, mais il faudra venir récupérer physiquement sa carte.
 

Inclure tout le monde

Pascal Labelle, adjoint au maire, délégué à la culture et au patrimoine, explique : “Le maire et moi-même, avions à cœur, une culture pour tous. Pour beaucoup, une bibliothèque en est le premier et souvent le seul accès, car il n’est pas toujours facile de pousser les portes des musées ou des théâtres. La bibliothèque est un symbole. Elle permet d’inclure tout le monde. D’autre part, nos trois médiathèques et quatre bibliothèques, ainsi que le bibliobus sont des lieux de vie, de rencontres. C’est très sensible dans le quartier Croix-Rouge, notamment. Cela crée du lien social. La culture est essentielle au développement humain”. Pascal Labelle est confiant. Il ne pense pas que la gratuité déresponsabilisera les usagers.  Il n’y aura pas d’amende, en cas de retard de restitution des documents, juste une suspension de l’abonnement. Mais en cas de non retour définitif, assimilé à un vol, des poursuites pourront être engagées.


Pas de hausse d’impôt en vue

La mise en place de la gratuité aura un coût pour la Ville. Elle est évaluée à quarante mille euros par an. Cela n’amputera pas le budget alloué au réseau des bibliothèques et médiathèques de Reims, ni celui des ménages. “Il n’y aura pas de hausse d’impôts“, indique l’adjoint au maire. “Nous avons une situation financière très saine. C’est ce qui nous permet de faire face”.

La chapelle Foujita à Reims

La chapelle Foujita à Reims

© France 3 Champagne-Ardenne – FTV

Les musées aussi

Beaucoup ne partiront pas cet été. ” Pour eux, pas de double peine ! Nous avons la volonté de proposer une offre importante pour les semaines qui viennent. Aussi, dans le cadre de l’opération ” un été à Reims”, les musées rémois ( Saint-Remi, Fort de la Pompelle, musée de la reddition, chapelle Foujita et hôtel Le Vergeur ) seront gratuits jusqu’au 31 août, sauf pour les touristes. Revenez ici, investissez les lieux ! ” proclame Pascal Labelle.

“Ces décisions sont le fruit d’une réflexion. Elles répondent à un besoin. Il n’y a pas à hésiter.” Dans les différentes bibliothèques de Reims, quelque cent-soixante mille documents sont à disposition.

 



Source France 3

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